| | Le 28ème championnat d'Afrique des clubs champions a pris fin le samedi dernier. Aremou Mansourou, le secrétaire général de la Confédération africaine de handball (CAHB) fait le point de la compétition. Monsieur le secrétaire général, le 28ème championnat d'Afrique a pris fin. Est-ce que vous êtes satisfait de la compétition ? C'est vrai que de façon générale il y a eu quelques flottements, mais on se réjouit tout de même que l'évènement ait pu connaître une fin heureuse. Vous l'avez constaté avec moi. Je crois qu'on va tirer les leçons de cette compétition pour pouvoir prendre les dispositions idoines pour les fois prochaines. Cela peut paraître redondant mais, à chaque manifestation, ses difficultés. Il y en a eu ici. Mais je pense que nous allons pouvoir nous en sortir.
Quand vous parlez de flottement, à quoi faites-vous allusion, sur quels plans notamment ? Ecoutez ! Quand les équipes s'annoncent et ne viennent pas, elles procèdent à la perturbation de notre programmation. Et puis cela s'enchaîne. L'évènement est comme une chaîne et lorsqu'il y a un maillon qui coince, c'est toute la chaîne qui prend un coup. Au niveau de l'organisation matérielle, ce sont des problèmes de tous les jours. Vous convenez avec moi que les frais que paient les délégations ne suffisent plus pour répondre totalement aux besoins. Et cela engendre également des flottements dans l'organisation. Nous pensons qu'il faut tirer des leçons de cela pour pouvoir trouver des conditions idéales qui puissent permettre de concilier et les recherches et les charges. Je sais que ce n'est pas facile, mais il faudrait que la réflexion soit approfondie dans ce sens.
N'est-ce pas une satisfaction de ce qu'on n'a pas pu trouver des cas de fraudes contrairement au championnat junior qui s'est déroulé ici à Abidjan ? Sur ce plan, je pense que nous avons essayé de tirer les leçons des éditions passées. Surtout des compétitions qui ont lieu cette année. Et les gens ont compris qu'il faut se mettre en règle vis-à-vis du secrétariat général de la CAHB. Il y a eu quelques errements que nous avons essayé de rattraper. Mais pour cette compétition, je peux dire qu'à 100 %, les qualifications ont été nettes.
Par le passé, le championnat d'Afrique des clubs regroupait beaucoup de clubs. Au fil des années on remarque que le nombre des clubs diminue. N'est-ce pas une inquiétude ? Ecoutez ! Cela devrait effectivement nous préoccuper. Mais, il faut reconnaître que les années paires, il y a beaucoup de manifestations qui ont été programmées. Les budgets, certainement, dans les pays n'évoluent pas. Donc les pays sont obligés de choisir les compétitions dans lesquelles ils peuvent évoluer. Je voudrais m'expliquer par cette raison. Il y a aussi que nous sommes en fin d'année et que dans la plupart des Etats c'est la clôture du budget. Il faut pouvoir préparer le budget de l'année suivante. Nos compétitions prennent également un coup par rapport à cela. Mais, si on arrive tout de même à créer l'engouement, il s'agira d'anticiper pour donner des informations afin que les programmations soient faites en raison des Etats respectifs. Trente ans après sa création, la CAHB joue sans sponsor. C'est une préoccupation. On trouvera une solution à court terme. Les pays du nord ne viennent pas en grand nombre aux compétitions organisées au sud du Sahara. Comment expliquez-vous cela ? Nous allons trouver une solution à cela. Je pense qu'il y a des dispositions nouvelles qui seront adoptées lors du prochain congrès pour obliger les équipes à participer forcément aux clubs. Aussi, la Fédération internationale de handball est en train de prendre les dispositions pour envisager l'organisation d'un mondial pour les clubs. Je pense que cela pourrait constituer une source de motivation pour les Etats. Qu'est-ce que vous prévoyez l'année prochaine tant au niveau des clubs champions qu'au niveau des vainqueurs des coupes ?Nous avons une réunion à la mi-novembre pour faire le point d'abord de la saison écoulée à Abidjan et prendre des dispositions nouvelles pour la saison prochaine.
|